Thought – Au revoir Paris. Et après on verra.

 » We’ll always have Paris. » – Howard Koch

Plaine des Maures

 » Chère ville de Paris.

On verra comment ça se passe. On verra si c’était le bon choix. Tu avais fini par me

gonfler. Du coup je t’ai quitté. Presque sur un coup de tete. Avec un peu de visibilité en

plus. Toi et moi, ça aura donc duré 10 ans. D’un émerveillement certain à une lassitude

constante. Du plaisir d’y être jeune à l’agacement d’y lutter au quotidien. Au début Paris

tu avais tout pour toi : les lumières, l’effervescence, le choix constamment renouvelé. Les

lumières m’ont rendu partiellement aveugle et ont fondu la cire de(s ailes de) la jeunesse.

L’effervescence s’est transformée en désagréable bruit de fond, hebdomadaire et

polluant. La pléthore de choix a fini par s’écrouler sur elle même, dévorée par son

éternelle renouvellement. Alors bien sur, tu restes douce à petite touches mais je n’ai

jamais cru en l’homéopathie. Autant arracher d’un coup le pansement plutôt que de

continuer à appliquer de l’onguent, autant partir loin plutôt que de continuer à vivre

dans un recoin.

Passer de ton tissu urbanisé au désert des campagnes éloignées ne s’est pas fait sans

heurt. J’en reviendrais presque parfois à regretter tes rues aux enseignes bien

achalandés. J’y pense et puis j’oublie. Maintenant c’est ici qu’est ma vie. Tout au plus

pourrait on regretter ton offre culturel. Mais le ciel se débrouille pour offrir d’assez jolies

toiles en compensation. Le jour on l’on pourra de nouveau voir les étoiles de chez toi, on

en reparlera. Même si je ne pense pas que ca arrivera. Pour vivre heureux, vivons caché.

Ce n’est pas avec tout tes éclats que tu devrais y arriver. « 

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