Perso – Le Masque, cet objet de délits.

« La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. »

Masque Covid 2020

En 2019, les  » It  » de l’été étaient assez simples. Chaussures, sacs ou maillots de bain, la

presse (féminine mais pas que) a son habitude avait fait ses articles habituels. Tadada.

2020. La presse est toujours la, mais le masque a remplacé le sac. Un bout de tissu (ou de

polypropylène) a remplacé la toile, le cuir ou la vannerie dans le quotidien de nos

vies. Clefs check, portefeuille check, masque check. Avant de sortir chez soi, une nouvelle

routine. Drôle d’évolution.

Péché originel.

Alors au commencement, il y a ce couac qui restera – je pense – comme un élément

important dans cet enchainement de séquences surréalistes :  » le masque n’est pas

nécessaire « . Dis maintenant à la fin août, cela peut paraître délirant tant il (le masque) est

devenu quotidien. Sans jugement, les déclarations du début – pas unanimes mais

majoritaires – répondaient à une logique très simple : on avait pas suffisamment de

masques et priorité a été donnée aux personnels soignants. Simple, limpide. Il faut

sûrement mieux protéger un soignant qu’un quidam. Ok. Plus de transparence – ou de

pédagogie - aurait aidé. Mais pouvait-on imaginer un gouvernement lâcher un  » ok on a

fait de la merde dans les stocks et on est ric-rac.. » ? Non. Mais ça aurait été drôle.

Paranoïa et schizophrénie.

Bon, ça y est, on en a et l’impose. En espace clos et public. Bonne chose. Mais forcément

maintenant on ne veut plus en mettre.

Covid Blog

Le masque c’est comme le confinement. Au début c’est inhabituel, un peu gênant, mais au

final on s’y fait facilement. L’argumentation de la difficulté de respiration ne tient pas. De

nombreux exemples ont montré que ça n’a pas d’impact. Étant fumeur (donc

normalement avec des poumons moins performants) et avec parfois pendant 8h

continues sur le visage, aucun soucis. Et dès lors que c’est pour « greater good« , osez

argumenter semble tenir de l’indécence.

Le meilleur restant les « antis », sûrement fans des théorie du complot dont les arguments

mènent, au mieux à ricaner, au pire au total facepalm.

N’en donnez pas à tout le monde.

Dernier volet de cette petite réflexion personnel, l’accessibilité. Différents calculs sont

sortis sur le coût pour une famille des dits masques. Un coût non négligeable dans certains

cas. Mais des chiffres .. jetables. Car si on a tenté de relancer le textile français (rip) à cette

occasion, le jetable continue de devancer le lavable. Pourquoi ? Ça je me le demande. Si

l’efficacité protective est moindre, elle évite que des tonnes de ces assemblages chimiques

ne se retrouvent dans la rue, dans la nature, dans un écosystème qui ne l’a pas demandé.

Un masque lavable coûte (un poil) plus cher à l’achat mais dure bien plus dans le temps.

On a pas les moyens de payer pas cher comme dirait un proche.

Surtout qu’avant de vouloir en distribuer à tout le monde, un correctif s’impose : rappeler

aux gens comment marche notre appareil respiratoire et leur apprendre à porter

correctement un masque. Pour le dire simplement, je suis fatigué de voir des nez. Ou des

usages en mentonnière. Nez + bouche. Pas compliqué pourtant. Je me dis que si les

masques jetables – car c’est quasi toujours ceux la - eurent été plus grands, les personnes

le porteraient mieux. Car balancer des regards noirs ne suffit pas. J’étais à Milan il y a pas

si longtemps, les gens rappellent les autres à l’ordre. En France je le fais dans les

transports en commun mais ici les faits divers ont montré que s’exprimer sur ce point,

c’était – parfois – s’exposer aux insultes et aux coups. Aberrant. On se plaît en France à

taquiner les italiens sur leur cote bordélique, leur civisme devrait au contraire nous donner

une bonne leçon.

Bal masqué, ohé ohé.

Cet article n’a pas grand chose à voir avec la ligne rédactionnelle du blog (hahahaha, ligne

rédactionnelle, hahaha) mais ce n’est pas le premier. Le masque, le Covid sont la pour

rester un bout de temps. Le second sera – on l’espère- dans un futur moyen/proche une

période spéciale de notre histoire mondiale (la WHO lui donne 2 ans). Le masque devra

lui survivre. Il suffit de faire un saut en Asie pour voir que cette forme de protection était

déjà intégré des populations. Pourquoi ne pas la conserver ? (Tout comme le lavage

compulsif des mains). La santé (du groupe) primant sur l’individualité est elle une

mauvaise chose ? Non. Mais pas sur que le débat sur une bande de tissu soit prêt à

s’éteindre..

Laisser un commentaire