L’Armagnac rajeunit avec le Domaine Laballe

« Je ne vais pas à la messe car elle est à l’heure de l’apéritif. » G. C.

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L’armagnac c’est de la balle. Bon ok, l’entrée de l’article est facile mais on vous invite à ne

pas décrocher tout de suite face à la trivialité, le reste devrait vous intéresser. L’armagnac

Laballe donc. Enfin, dans un premier temps, l’armagnac. On vous le rappel, l’un des

ambassadeurs les plus connus de la Gascogne vient de la vigne. On ne dirait pas comme

ça mais comme l’histoire du prophète en son pays, les français connaissent assez mal les

spiritueux de l’hexagone et l’ugni blanc a lui aussi le droit à ses titres de noblesse. Fin de la

parenthèse, retour au Domaine Laballe. Depuis 1820 et l’acquisition du domaine par la

famille Laudet, on travaille ici le terroir. Des sables fauves (naturellement riches en oxyde

de fer) à l’alambic itinérant qui vient au château depuis 1923 en passant par la tonnellerie

Bartholomo, tout respire ici le sud-ouest et le local. Un gage de sérieux à l’heure ou

l’artisanat Made in France redevient une force/tendance dans les spiritueux. En sus des

VSOP / XO et des millésimés (92,88 ou encore 57 pour les plus vieux), il fallait également

innover pour sortir ce patrimoine de sa torpeur. Et c’est chose faite avec la collection Ice /

Rich / Gold lancée par Cyril et Julie Laudet (8ème génération) qui viennent de donner

un coup de pied dans la belle endormie. Au programme, 3 flacons (3-12-21 d’âge) et un

packaging qui devrait plus trouver sa place chez Colette que dans les buffets de vos grands-

parents. En plus des robes qui virent du doré à l’ambre sombre, les flacons sont facilement

différentiables grâce à leurs codes couleurs choisis avec minutie : le bleu pour la fraicheur

du 3 ans qui peut se consommer sur glace ou en cocktail, l’orange comme symbole de

créativité pour le 12 ans aux multiples facettes et l’or en tant que symbole d’excellence. Ok

vous ne pourrez pas récréer un arc en ciel pour l’instant mais cela devrait déjà permettre

d’attiser la curiosité de vos convives sur le back-bar. Et comme rien ne vaut l’épreuve du

feu, Thomas Girard (chef barman d’Hexagone) vous attend à deux pas du Trocadéro

pour vous faire découvrir ces produits via le filtre de la mixologie et de trois cocktails

créations. Et comme on vous chouchoute, voici d’ors et déjà la recette de l’un d’entre eux,

le Demoiselle Laballe : 2cl de Laballe ICE 3 6cl de La Demoiselle (vin blanc doux du

domaine) 1cl de sirop de sucre 6-8 raisins rouges et blancs 3 tranches d’orange 3

tranches de citron Quelques feuilles de menthe et fruits rouges. Au shaker : écrasez les

fruits dans la base, ajouter le vin, l‘armagnac et le sucre et secouez avec vos petits bras.

Passez dans un verre à vin sur glace pilée, décorez de grains de raisins et d’une feuille de

menthe, votre cocktail est prêt. Ndlr : si vous souhaitez impressionner votre invité,

expliquez lui que ce cocktail est un twist de Cobbler, cocktail très en vogue au XIXème

siècle. Un peu de culture n’a jamais fait de mal à personne..

Domaine de Laballe : www.laballe.fr // Hexagone – 85, avenue Kléber – Paris 16e

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Bien évidemment, nous vous rappelons que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et

YKW vous incite à le consommer avec modération et de manière responsable.

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